Comme Simone de Beauvoir " je me contente de tuer le temps en attendant que le temps me tue".

Comme Simone de Beauvoir " je me contente de tuer le temps en attendant que le temps me tue".
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# Posté le dimanche 27 septembre 2009 05:59

Modifié le samedi 10 octobre 2009 10:41

Un baiser fait moins de bruit qu'un canon mais l'écho en dur plus longtemps... Bien plus longtemps.

Un baiser fait moins de bruit qu'un canon mais l'écho en dur plus longtemps... Bien plus longtemps.
Mais comment fais-tu pour justifier ton c½ur d'acier?


Et bien je répondrai sans détour ni langue de bois. Pas d'autres solutions que de le faire par des mots. Encore et toujours des mots. Des mots qui se précipitent, des mots faits pour évoquer les ombres ineffaçables de ceux qui ont compté. De ceux qui comptent encore. De celui qui...Qui compte encore aussi.

Donc... Comment fais-je pour justifier mon c½ur d'acier???? C'est ta question.
D'abord, détrompe toi, il n'est pas d'acier. Loin de là. Preuve que tu ne me connais pas encore assez pour croire pareille chose. Pourtant tu sais. Presque tout. Ne m'écoutais-tu donc pas lorsque je te parlais? Non, mon c½ur n'est pas d'acier, mais il n'est plus de pâte à modeler. Quoi de plus normal? Quoi de plus normal après tout ça?
Je ne t'aime pas. Ce n'est pas méchant. Juste sincère. Je ne t'aime pas, je ne t'aime pas, je ne t'aime pas. En tout cas pas d'amour. J'ai seulement été taraudé par une solide envie de... baiser. Soyons réaliste. Agacée par des démangeaisons personnelles et par les turpitudes de l'instant, je m'suis jeté sur toi. C'est tout. Je suis confuse, voire honteuse de ce que tu as pu croire ou espérer. Mes mots pourtant, ne prêtaient pas à confusion. Aujourd'hui je suis, en effet, en état d'effleurer toutes les bouches, de palper les ventres tendus... Mais d'aimer? Suis-je en état d'aimer? Je le veux et je l'espère, oui. Mais la peur tu connais? C'est comme si mon c½ur s'était changé en horloge. Une horloge toute déréglée. Et je commence à croire que l'amour n'est pas mon ami.
Mais, en ce bel après-midi, victime d'une inextinguible famine érotique, je t'en averti aussitôt. Pourquoi toi? Va savoir...Alors oui, nos haleines se mêlaient. Oui, nos langues remuaient à chaud. Oui, ton ventre était doux à toucher. Oui je me délectais, et tu te délectais , et nous nous délections sous le signe d'une magnifique plénitude. Je me suis exaltée de façon muette et contenue, je ne vivais qu'à l'intérieur de ma tête, je domptais mon corps et retenais tes mains. Avec force , pour ensuite les laisser s'emparer de moi. Et oui, mes yeux se gavaient d'une folie passagère au monde. Mais tu sais que rien de tout ça ne m'était inconnu. Rien n'était nouveau. Ce sont des états, des sensations, des émotions, des sentiments que je connaissaient déjà. Puissance 1OOO même. Et cet après-midi là, je t'ai quand même regarder, je t'ai touché, je t'ai serré fort. Je t'ai mordue, je t'ai léché, je t'ai follement embrassé. Je t'ai baiser... Puis je t'ai laisser. Parce que toutes les fanfares ont une fin. N'est-ce pas, normalement votre habitude, à vous les hommes? Moi, j'avais juste besoin d'un instant de chaleur, c'est si froid d'être seule.

Mon c½ur n'est pas d'acier, mais c'est si violent d'aimer la terre entière quand le corps n'a que 20 ans , que j'ai choisi de l'endurcir. C'est ainsi que je vais mieux. J'ai toujours aimé vivre. Même lorsque ma vie me paraissait invivable. Un pas... Un autre...Je vais devant moi. L'acceptation de ce qui m'est arrivé n'est-elle pas liberté? Plus j'avance et plus j'y vois clair dans le fatras des couleurs. Plus j'avance et plus je perçois le silence dans le capharnaüm des bruits. Je vais enfin à la rencontre des gestes et des visages. J'ai des sourires, des rires et des baisers à revendre. Même si subsistent encore des jours où je revois des images déteintes, des jours où j'écoute des sons assourdis, des jours où je respire des vapeurs effacées. Mais je ne cède plus à mes quintes de c½ur, preuve que j'avance. Mes yeux s'irisent alors de certitude et le passé ne devient qu'un miroir dans lequel mon présent se regarde de biais. En revanche, il me semble t'avoir déjà dis combien je détestais oublier... Et c'est pour cette raison que je me souviens encore. Je me souviens de celle que j'étais avant. Celle que j'étais dans ses yeux. Celle que j'étais avec lui. Lui que tu connais, tant je te l'ai raconter. Je me souviens que nous nous plaisions, même sans rien dire. C'était inscrit dans nos sourires immobiles, éternels pour ainsi dire. Et la grandeur du temps nous accompagnait dans un tumulte de sentiments. C'est que ça change toute une vie, une péripétie pareille! La mienne en tous cas. Et c'est pour cela, qu'avec vous autres, je ne serai plus jamais la même. Parce que comme toutes les belles histoires. Elle a connue sa fin. Un jour, il a crée un si violent courant d'air entre mon c½ur et mon esprit ,qu'aujourd'hui, même mon sommeil n'est plus un lieu sûr. Alors j'ai connu une période de cafard bleu, d'errance et d'alcools forts. Cette foutue période , quand on s'enfonce, quand on se noie, quand on patauge dans la bouse et que l'on pousse des cris féroces. Pire, des cris qui raclent non seulement la gorge mais le corps en entier. J'étais rayée, foutue. Mes journées entières se mettaient à puer. Mes yeux défaillaient de doutes, montaient au gouffre, divaguaient, se cassaient. La vie devenait furtive, le réel s'effritait. Il ma tordu les poignets et j'aurais voulu lui écraser les os jusqu'à la fin des temps. Cette agonie aurait pu duré une éternité si personne ne m'avait tendu la main. Et là dessus, pas de faux semblant, pas d'excuses faciles, pas d'atermoiement, pas de dérobade. Il faut mettre la faute sur notre époque. Elle qui est bien là. Nous sommes tous de son temps, de sa compagnie. Elle nous pétrie, elle nous compromet, elle nous influence, nous entraîne... Mais moi , je suis encore là. Les pieds sur terre. Même si dans la boue parfois. Je me suis bel et bien relevé. J'ai compris, j'ai accepté. Comme on dit, se redresse qui peut devant l'inconnu de son devenir. Moi j'ai pu. Alors oui, oui je suis capable d'aimer, d'aimer une seconde fois. Tous le monde est capable d'aimer. Encore faut-il le vouloir... Je le veux, mais pas maintenant. Je suis encore fragile. Encore faible devant les sentiments, devant la passion, devant les regards qui en disent trop. Mais si demain, quelqu'un a le le pouvoir de me faire voler au dessus du monde, si quelqu'un trouve comment me faire exister d'une manière que personne n'avait jamais abordé, si quelqu'un sait faire bourgeonner mon esprit, si quelqu'un sait ravitailler mon c½ur, m'indiquer les routes et renforcer ma destination alors je sauterai dans le vide et on se mélangera les doigts de la main.


Mais j'ai si peur de me réveiller, chaque jour, avec l'envie de quelque chose qui n'arrivera jamais...


# Posté le mercredi 16 septembre 2009 18:04

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# Posté le mardi 28 juillet 2009 12:54

Modifié le mardi 15 septembre 2009 13:14

Attendez que ma joie revienne

Attendez que ma joie revienne
Attendez que ma joie revienne et que se meure le souvenir, de cet amour de tant de peine qui n'en finit pas de mourir. Avant de me dire je t'aime. Avant que je puisse vous le dire. Attendez que ma joie revienne, qu'au matin je puisse sourire. Laissez-moi. Le chagrin m'emporte. Et je vogue sur mon délire. Laissez-moi. Ouvrez cette porte. Laissez-moi. Je vais revenir. J'attendrai que ma joie revienne et que soit mort, le souvenir de cet amour de tant de peine pour lequel j'ai voulu mourir. J'attendrai que ma joie revienne, qu'au matin je puisse sourire. Que le vent ait séché ma peine et la nuit calmé mon délire. Il est, paraît-il, un rivage où l'on guérit du mal d'aimer.Les amours mortes y font naufrage, épaves noires du passé. Si tu veux que ma joie revienne,qu'au matin je puisse sourire. Vers ce pays où meurt la peine, je t'en prie, laisse-moi partir. Il faut de mes amours anciennes que périsse le souvenir. [...] C'est trop tôt pour dire je t'aime, trop tôt pour te l'entendre dire. La voix que j'entends, c'est la sienne. Ils sont vivants, mes souvenirs. Pardonne-moi : c'est lui que j'aime. Le passé ne veut pas mourir.


Piiiix: Romy
Texte: Barbara

# Posté le samedi 30 mai 2009 14:10

Modifié le mercredi 03 juin 2009 20:09

Mon eternelle.

"Avec toi c'est magique"
Mon eternelle.

# Posté le mardi 05 mai 2009 18:02

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 10:13